La Turquie joue avec le feu islamiste

La Turquie joue avec le feu islamiste

Soupçonnée depuis de nombreuses années pour ses accointances supposées avec des groupes terroristes islamistes, la Turquie est aujourd’hui au centre d’une affaire qui pourrait bien prendre la forme d’un scandale international. Selon le journal britannique The Independent, la Turquie recruterait des djihadistes pour lutter contre les forces kurdes à Afrin.

Recep Tayyip Erdoğan est en guerre contre les forces kurdes de l’enclave syrienne d’Afrin. Considérés comme une menace pour le régime, les Kurdes sont qualifiés de terroristes par les autorités d’Ankara et sont officiellement combattus depuis plusieurs semaines en plein territoire syrien. Les menées belliqueuses du Président turque ont été largement critiquées à l’étranger, mais la parution d’un article dans The Independent faisant état d’un recrutement par les Turques d’éléments issus de Daech pourrait accroître sensiblement les tensions.

Faraj, un ancien djihadiste de l’Etat islamique explique dans une vidéo que « la plupart de ceux qui combattent à Afrin contre les YPG (les Kurdes) viennent de l’État islamique, même si la Turquie les a entraînés à changer leurs tactiques d’assaut ». Une accusation lourde de sens pour un régime officiellement allié aux Etats-Unis et qui prétend toujours vouloir intégrer l’Union européenne.

L’armée turque se servirait ainsi de djihadistes pour faire ses basses besognes contre les forces kurdes. L’accusation, si elle venait à se vérifier pourrait aboutir à un accroissement certain des tensions entre une Turquie au jeu trouble et un Occident quelque peu perdu dans le champ de ruines qu’est désormais le Levant.

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