Dopage : la Russie en a-t-elle terminé avec ses démons ?

Dopage : la Russie en a-t-elle terminé avec ses démons ?

Bannie des compétitions internationales d’athlétisme depuis novembre 2015, la Russie compte bien retrouver les stades prochainement. Cela passe par une collaboration fructueuse avec l’Agence mondiale antidopage, laquelle a envoyé aujourd’hui à Moscou trois agents chargés de récolter des données entre les mains de l’Agence russe antidopage. Une arrivée qui a lieu neuf jours après la date limite initialement fixée. Si la Russie ne fait pas preuve d’une meilleure volonté de coopérer, le retour sur les pistes d’athlétisme risque de se compliquer.

Accusé d’avoir mis en place un dopage d’Etat entre 2011 et 2015, la Russie a été bannie des stades d’athlétisme depuis novembre 2015. Un purgatoire qui se poursuit encore aujourd’hui et dont la fin pourrait avoir lieu si la mission de l’Agence mondiale antidopage revenait de Moscou avec des données concluantes. Trois experts de l’AMA sont arrivés aujourd’hui dans la capitale russe avec pour mission de récupérer les données des contrôles effectués par l’Agence russe antidopage (RUSADA). Des données brutes qui auraient dû être livrées avant le 31 décembre 2018, mais qui ont été l’objet de contestation entre les experts russes et ceux de l’AMA.

Preuve que cette affaire est suivie de près par les plus hautes sphères de l’Etat russe, c’est le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov qui a volé au secours de RUSADA en déclarant que « les données comme telles étaient prêtes à être remises déjà la fois précédente. Mais il y a eu en effet certains désaccords de travail concernant les supports de données ». Un désaccord « logistique » qui a fait réagir le monde de l’athlétisme très suspicieux vis-à-vis des intentions réelles de la Russie.

Craig Reedie, le président de l’AMA s’est montré plus ouvert à une sortie de crise même si ses services continuent « d’agir sur la base du non-respect de la date limite du 31 décembre, avec toutes les conséquences que cet échec pourrait avoir ». Un raté de calendrier qui pourrait toutefois ne pas prêter à conséquence « si la mission réussit à obtenir les données ».

Des données qui doivent être analysées afin d’avoir une idée plus précise sur les agissements de l’Agence antidopage russe. Un travail long et délicat qui risque de faire face à des problèmes pour confondre certains sportifs aidés dans leur prise de produits dopants. Entre temps, la commission ad hoc de l’AMA doit présenter ses recommandations, les 14 et 15 janvier, au comité exécutif de l’Agence afin de savoir si les athlètes russes doivent être autorisés à rechausser leurs crampons.

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