Géorgie : dix ans après la guerre

Géorgie : dix ans après la guerre

Dix ans après la guerre qui a éclaté entre la Russie et la Géorgie, Tbilissi a dénoncé « l’occupation » d’une partie de son territoire par son imposant voisin. Moscou a reconnu l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie et y a déployé de fortes concentrations de troupes depuis une décennie. Le conflit est gelé, mais les autorités géorgiennes espèrent toujours un sursaut de la communauté internationale.

Le 8 août 2008, les troupes russes entamaient leur marche vers le sud en direction de la capitale géorgienne, Tbilissi. Accusant la Géorgie d’avoir tenté de prendre par la force son territoire à la frontière entre les deux pays, la Russie réagit avec force et balaye les quelques éléments de l’armée géorgienne prêts au combat. L’opération fait plusieurs centaines de morts et les soldats russes ne sont plus qu’à quelques encablures de la capitale géorgienne quand l’ordre leur est donné de stopper leur progression.

Le président français, Nicolas Sarkozy s’impose comme l’homme du cessez-le-feu, mais le mal est fait. L’Ossétie du sud et l’Abkhazie, jusque-là territoires géorgiens, tombent dans le giron de la Russie qui soutient officiellement leur indépendance. Un statut de papier puisque les troupes russes occupent depuis dix ans ces deux régions au grand dam de Tbilissi. Une « occupation » dénoncée avec force à l’occasion du 10e anniversaire d’une guerre qui aura duré seulement cinq jours, mais qui aura provoqué le déplacement d’environ 120 000 personnes.

La Commission européenne a dénoncé une « violation du droit international ». Une position antinomique avec celle de Moscou. Dmitri Medvedev, actuel Premier ministre et président de la Fédération de Russie au moment des faits a déclaré dans un média russe que l’indépendance des deux régions géorgiennes était la « seule mesure possible » afin « de préserver une paix durable et la stabilité dans le Caucase du sud ». Des points de vue irréconciliables qui jouent de fait en faveur d’une glaciation du conflit au profit de la Russie.

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