Les Occidentaux accusent la Russie de cyberattaques

Les Occidentaux accusent la Russie de cyberattaques

Plusieurs puissances occidentales viennent d’écorner un peu plus l’image de la Russie à l’étranger. Washington, Londres, La Haye et Ottawa accusent Moscou d’avoir lancé de multiples cyberattaques contre leurs intérêts. Les services de renseignement de l’armée russe (GRU) seraient à l’origine des actions les plus spectaculaires constatées au cours de ces dernières années.

Les relents de Guerre froide soufflent un peu plus depuis ce jeudi et les déclarations de plusieurs représentants occidentaux. Alors que les ministres de la Défense des Etats membres de l’OTAN sont réunis à Bruxelles, quatre pays accusent Moscou de se livrer à des cyberattaques répétées qui visent à déstabiliser les démocraties occidentales. Le premier coup de griffe a été porté par Londres qui met directement en cause le GRU : « Les actions du GRU (…) essaient de nuire et d’interférer dans les élections d’autres pays (…) Avec nos alliés, nous exposerons les tentatives du GRU de nuire à la stabilité internationale et nous y répondrons ».

Le GRU est le service très discret des renseignements militaires qui dépend directement du ministère russe de la Défense. Un service bien moins connu du grand public que le FSB (ex-KGB), mais qui a été mis sur le devant de la scène il y a quelques jours avec les accusations de Londres dans l’affaire Skripal. En effet, les autorités britanniques assurent que les individus qui ont empoisonné l’ancien agent russe appartiennent au GRU.

Les cyberattaques dénoncées par les Occidentaux concernent notamment les fichiers du parti démocrate lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Les Etats-Unis ajoutent que des instances sportives, une agence internationale et une société américaine dans le domaine nucléaire comptent parmi les victimes. Le Canada se joint à ce concert de reproches avec le piratage de données confidentielles détenues par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) basée à Montréal.

Le cas le plus spectaculaire d’espionnage informatique est peut-être celui dénoncé par les Pays-Bas qui assurent avoir intercepté un véhicule truffé d’équipements électroniques qui devait espionner l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Une Organisation qui a enquêté dans l’affaire Skripal et dans une attaque chimique en Syrie. Les faits reprochés ont eu lieu en avril dernier et quatre agents russes ont été expulsés des Pays Bas.

Washington a déclaré être prêt à mettre à disposition de l’OTAN ses capacités en termes de cyberdéfense tandis que le ministère russe des Affaires étrangères dénonce «l’espionnite aiguë des Occidentaux (qui) prend de l’ampleur ». Une réaction plus complète est attendue, mais pour l’ambassade de Russie à Londres, il ne fait aucun doute que cette nouvelle charge fait partie d’une « campagne antirusse menée par le gouvernement britannique ».

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.