L’Italie veut rester dans les clous budgétaires

L’Italie veut rester dans les clous budgétaires

Nouveau trublion européen et cauchemar de la Commission, l’Italie tend à mettre de l’eau dans son vin. En effet, le ministre de l’Intérieur et homme fort du Gouvernement italien, Matteo Salvini, a plaidé pour un déficit en dessous de 2 %. Une sortie médiatique destinée à calmer les marchés financiers et à rétablir le contact avec une Commission européenne stigmatisée depuis plusieurs mois par le gouvernement italien.

La paix des braves a-t-elle sonné entre l’Italie et l’Union européenne ? S’il est encore bien trop tôt de l’affirmer, il semblerait qu’une trêve puisse être conclue sur un sujet essentiel comme le budget. L’Italie doit rendre sa copie à la fin du mois et se trouve en position délicate. Les règles budgétaires n’ont pas changé et la mise en œuvre du programme de la coalition de droite fait craindre des dérapages budgétaires. Une perspective qui excite les marchés et qui a obligé Matteo Salvini à se montrer plus conciliant vis-à-vis de l’UE.

Après une réunion avec les hauts responsables de son parti, le ministre de l’Intérieur a déclaré que le gouvernement italien respecterait « toutes les règles, toutes les contraintes et tous les engagements pris ». Le leader de La Ligue estime que le gouvernement peut « assurer la croissance de ce pays et améliorer le sort des Italiens sans irriter ceux qui nous regardent de haut ». Une manière imparfaitement diplomate pour dire que le programme de la coalition sera bien mis en œuvre sans que cela n’entraîne de déficits trop conséquents qui aboutiraient à des tensions fortes avec Bruxelles.

Matteo Salvini souhaitait dans un premier temps un déficit supérieur à 2 %, mais a revu sa copie et déclare désormais que le seul de 2 % ne sera pas dépassé. Soit 1 % de moins que la limite autorisée par Bruxelles. Il s’agit aussi de donner des gages à des marchés financiers prêts à s’attaquer à une Italie en position de faiblesse. La dette dépasse 130 % du PIB. Une Italie dont la situation économique est difficile et qui ne peut pas se payer le luxe d’une brouille durable sur les questions budgétaires.

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