Novitchok : un retour et beaucoup de questions

Novitchok : un retour et beaucoup de questions

L’attaque contre l’ancien espion russe Sergueï Skripal et sa fille en mars dernier a semble-t-il été suivie par une nouvelle affaire à quelques kilomètres de Salisbury. Le Royaume-Uni a découvert avec stupéfaction deux nouveaux cas sur des personnes de nationalité anglaise âgées d’une quarantaine d’années. L’enquête est entre les mains des services anti-terroristes et l’identification des deux victimes – amenées à l’hôpital dans un état grave – aidera certainement à faire la lumière sur une inquiétante affaire.

La Grande-Bretagne et Salisbury sont-ils entrés dans un cauchemar sans fin ? Le 4 mars dernier, l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille étaient amenés d’urgence à l’hôpital. Dans un état critique, les deux anciens ressortissants russes avaient été contaminés par un agent toxique surnommé Novitchok. Les services secrets russes avaient rapidement été pointés du doigt par les autorités britanniques et les relations entre les deux pays s’étaient fortement dégradées en l’espace de quelques jours. Les responsables de l’attaque contre Sergueï Skripal et sa fille n’ont pas été clairement identifiés et c’est dans ce contexte brouillé que deux nouvelles personnes ont été admises à l’hôpital de Salisbury avec des symptômes identiques à la famille Skripal. 

La contamination s’est faite cette fois-ci dans une localité située à une dizaine de kilomètres de Salisbury – Amesbury. Un homme et une femme d’une quarantaine d’années ont été admis aux urgences le 30 juin. Les résultats toxicologiques confirment qu’il s’agit bien du même agent innervant rapporté comme étant Novitchok. Cette nouvelle contamination suscite des inquiétudes même si l’agence de santé Public Health England (PHE) a assuré qu’il n’y a « pas de risque sanitaire significatif pour le grand public ».

L’identité des deux personnes hospitalisées permettra aux enquêteurs de suivre des pistes. Ces dernières aboutiront-elles à une complexe équation russe ? Pour l’instant, les autorités britanniques se montrent beaucoup plus mesurées qu’en mars dernier. Les services anti-terroristes sont sur le pied de guerre et l’enquête risque d’être longue.

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