Législatives en Slovénie : le « oui mais » à Janez Jansa

Législatives en Slovénie : le « oui mais » à Janez Jansa

La Slovénie ressort quelque peu groggy d’élections législatives qui ne donnent pas de véritable vainqueur. Le conservateur Janez Jansa et son Parti démocrate slovène (SDS) arrivent en tête du scrutin, mais ils vont peiner à former une coalition afin de s’emparer du pouvoir. La campagne anti-immigration a permis de se hisser en première position des législatives, mais a considérablement réduit la possibilité de faire un rapprochement avec d’autres formations politiques.  

Rien n’est impossible en politique. Janez Jansa en est l’illustration slovène. Premier ministre de 2004 à 2008 puis entre 2012 et 2013, le leader de la droite slovène a dû quitter le pouvoir suite à une condamnation en justice. Une condamnation pour corruption qui lui avait valu plusieurs mois de prison avant que la condamnation ne soit annulée. Ressuscité de ses cendres, Janez Jansa a mené une campagne victorieuse en remportant 25 % des suffrages, mais n’est pas certain de pouvoir gouverner le pays.

En effet, ce score requiert la formation d’une coalition et pour le moment, seul le parti Nouvelle Slovénie (7,1 % des voix) a assuré Jansa de son soutien. Aucun parti de la coalition au pouvoir ne rejoindra un Gouvernement dirigé par le SDS. Une coalition jusqu’à aujourd’hui au pouvoir qui n’a remporté que 24,6 % des suffrages (sur l’ensemble des trois partis).

L’indépendant, Marjac Sarec fait figure de pivot avec 12,7 % des voix. Sa deuxième place lui donne le costume de faiseur de Premier ministre. Malheureusement pour Janez Jansa, Sarec a d’ores et déjà affirmé qu’il n’aiderait pas le SDS à prendre le pouvoir. La situation est donc très compliquée en ce lendemain de vote et des tractations – certainement longues – devront avoir lieu pour sortir de l’impasse. Quoiqu’il en soit, la Slovénie devient un nouveau sujet de préoccupation pour Bruxelles.

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