Lune de miel turco-russe

Lune de miel turco-russe

Les voies des relations internationales sont parfois impénétrables. A peine près de deux ans après la forte tension entre le Russie et la Turquie sur le théâtre syrien, les deux pays sont en pleine lune de miel. Reçu à Ankara ce mercredi, Vladimir Poutine a pu constater l’avancée de plusieurs sujets communs qui suscitent certaines inquiétudes en Occident.    

Critiqués en Europe et aux Etats-Unis, la Russie et la Turquie semblent désormais faire front commun. En visite à Ankara, le président russe a assisté en compagnie de son homologue turc à la pose de la première pierre de la centrale nucléaire qui sera construite par le géant russe Rosatom. Il s’agit de la toute première centrale nucléaire en Turquie, laquelle doit être livrée en 2023 après des travaux de construction évalués à environ 20 milliards de dollars. Située dans la province de Mersin (sud), elle devrait produire 10 % des besoins en électricité du pays.

Outre cet ouvrage très important qui symbolise l’entente cordiale entre les deux pays, les deux ex-ennemis ont annoncé une livraison d’armes russes en juillet 2019. Le contrat signé précédemment stipulait une livraison de missiles sol-air russes au premier trimestre 2020, mais Moscou a répondu favorablement à une demande de livraison plus rapide. Une bonne entente sur le plan militaire qui inquiète les Occidentaux peu rassurés par le statut de membre de l’OTAN de la Turquie.

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