Une révolution espagnole nommée Pedro Sanchez

Une révolution espagnole nommée Pedro Sanchez

Mariano Rajoy n’est plus le Premier ministre espagnol. Miné par des scandales de corruption, le chef du Gouvernement a dû tirer sa révérence sur une motion de censure du Parlement. Le nouveau chef de l’exécutif s’appelle Pedro Sanchez. Un leader socialiste au parcours chaotique qui devra composer avec une majorité extrêmement hétéroclite.  

La tectonique des plaques continue dans l’Europe politique et contrairement aux mouvements récents enregistrés plutôt à l’Est du continent, c’est un socialiste qui est le grand bénéficiaire d’une recomposition du paysage politique espagnol. Pedro Sanchez, après avoir mené une motion de censure qui a emporté le Gouvernement Rajoy, prend dès aujourd’hui la tête du pays qu’il a tenté par deux fois de conquérir par les urnes.

Indéboulonnable malgré la crise économique, la crise constitutionnelle avec la Catalogne, la crise politique de 2016 et les affaires, Mariano Rajoy a fini par céder après la condamnation en justice de son parti. Une grande affaire de corruption de trop qui a laissé sans allié et donc sans majorité le leader de la droite espagnole.

Au pouvoir depuis 2011, l’ancien Premier ministre a remis sa démission hier. Son rival qui n’a repris les rennes du parti socialiste que l’année dernière a été nommé Premier ministre à sa place et il doit dessiner son équipe gouvernementale. Une tâche déjà des plus ardues en raison du caractère hétérogène de la coalition qu’il mène. Hostile aux indépendantistes catalans au plus fort de la crise, Sanchez doit composer avec eux ainsi qu’avec les nationalistes basques du PNV. Une coalition surnommée « Frankenstein » sur laquelle il est aujourd’hui difficile de miser une longue espérance de vie.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.