La Belgique craint une nouvelle vague d’attentats islamistes

La Belgique craint une nouvelle vague d’attentats islamistes

La Belgique est l’un des états européens qui a subi le plus d’attentats et de tentatives d’attentats au cours de ces dernières années. Des quartiers islamisés comme Molenbeeck continuent de prospérer et la Sûreté d’Etat met le doigt sur un autre problème auquel sont confrontés les autorités belges. Les prisons sont plus que jamais un lieu de radicalisation et le risque de « contagion » est tel que le pays « devra encore faire face pendant un certain temps à une menace terroriste latente ».  

Attaque du musée juif de Bruxelles (2014), tueries dans le métro et l’aéroport international de Bruxelles (2016), attaque meurtrière en pleine rue à Lièges (2018). La Belgique n’est pas épargnée par la vague terroriste et fait même partie des cibles privilégiées des djihadistes liés à Daesh. Plus qu’une cible, la Belgique est l’hôte de nombreux quartiers complètement passés sous la coupe des islamistes. Une réalité qui a longtemps été niée jusqu’aux attentats de Paris de novembre 2015 perpétrés par une équipe de djihadistes venus de Molenbeeck.

Ce quartier devenu tristement célèbre, n’est pas le seul terrain de jeu des islamistes. Dans un rapport rédigé par la Sûreté d’Etat, il est explicitement affirmé que les prisons sont devenues un lieu particulièrement actif pour le recrutement de nouveaux djihadistes. Les établissements pénitenciers « abritent aujourd’hui une population de détenus incarcérés pour terrorisme d’une importance jamais égalée auparavant », ce qui entraîne un fort risque de «contagion» des idées islamistes. Un risque « plus considérable que jamais» selon les auteurs de ce rapport qui fait figure de « petite révolution ».

Certains commencent à prendre la mesure du problème en Belgique et s’attendent à des lendemains très compliqués. « Compte tenu de la tendance actuelle et persistante à la récidive chez les anciens détenus incarcérés pour terrorisme, sans parler des prisonniers radicalisés « ordinaires », la Belgique devra encore faire face pendant un certain temps à une menace terroriste latente ». La Sûreté d’Etat a pris la mesure d’un phénomène qui n’est pas nouveau.

La Belgique est en effet l’un des principaux pourvoyeurs européens de djihadistes en Syrie et en Irak. Plus de 400 départs ont été recensés depuis 2012 et au moins un tiers de ces djihadistes sont revenus sur le territoire belge. Ils seraient environ 150 à être toujours sur place malgré les déboires militaires de Daesh. La menace qui pèse sur la Belgique est loin d’être anihilée. Une réalité qui vaut pour bien d’autres pays européens à commencer par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.