Le Brexit à l’épreuve du casse-tête irlandais

Le Brexit à l’épreuve du casse-tête irlandais

Les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit s’avèrent particulièrement compliquées. Après un accord arraché de haute lutte en décembre dernier, sa traduction juridique laisse perplexe des Britanniques qui tardent à faire part clairement de leurs demandes. La première version du traité pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE va être largement retravaillée avec notamment de multiples points d’interrogations autour de la question irlandaise.

Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne va continuer d’avoir un emploi du temps très chargé. Les premiers mois de négociations ont été très difficiles et ont accouché d’un texte qui a soufflé le froid du côté britannique. Premier point d’achoppement, les deux parties ne semblent pas d’accord sur la durée des négociations. L’UE souhaite que le Brexit soit effectif le 1er janvier 2021, ce qui signifie qu’un texte définitif soit validé en mars 2019 pour qu’il puisse être ratifié par l’ensemble des parties. Un calendrier trop court pour Londres qui souhaiterait une transition plus longue.

Par ailleurs, le texte de 120 pages est loin de régler tous les problèmes suscités par un divorce que peu avaient vu voir venir. Si la Cour de justice de l’Union européenne est un écueil qui n’a pas encore été dépassé, celui qui retient l’attention s’appelle l’Irlande. Les Britanniques se sont engagés à ne pas restaurer de frontière physique avec la République d’Irlande du Nord, mais aucune précision n’a été donnée quant aux modalités de sorties du marché unique.

Les négociations s’annoncent tendues d’autant plus que le gouvernement britannique est divisé. Theresa May joue son avenir sur cette question cruciale à l’image de tout un pays qui reste surpris de son propre vote.

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